
En mars et avril 2026, nous avons lancé un questionnaire ouvert à tou·tes les Français·es d’Écosse. 120 personnes y ont répondu. Merci à chacun·e d’entre vous.
Ces résultats ne sont pas les nôtres — ils sont les vôtres. Ils dressent un portrait fidèle de ce que vivent les Français·es d’Écosse aujourd’hui, et de ce qu’ils·elles attendent de leurs représentants.
Une communauté présente sur tout le territoire
Les répondant·es viennent de toute l’Écosse : la région d’Édimbourg est la mieux représentée, mais Glasgow, Aberdeen, les Highlands, les Borders, le Fife, Stirling, West Lothian, Argyll and Bute ou encore l’île de Mull figurent parmi les lieux de résidence cités. C’est un rappel utile : les Français·es d’Écosse ne vivent pas qu’à Édimbourg, et leurs besoins varient selon les territoires.
Ce qui vous préoccupe le plus
L’accès aux services consulaires arrive très largement en tête, cité par près de 90 % des répondant·es. Passeports, état civil, démarches administratives : la question de la proximité géographique revient de façon récurrente, avec de nombreuses mentions de la difficulté historique de devoir se rendre à Londres. La récente ouverture d’un service de recueil de titres à Édimbourg est saluée — mais plusieurs répondant·es soulignent que Glasgow et les zones rurales restent en retrait.
Viennent ensuite, dans un ordre proche :
- L’information sur les droits sociaux et les retraites — un sujet souvent complexe à la croisée des systèmes français et britannique.
- La fiscalité franco-britannique — citée par environ la moitié des répondant·es, avec une attente forte de clarté et d’accompagnement.
- L’accès à la santé — en particulier la Caisse des Français de l’Étranger (CFE) et la navigation entre NHS et système français.
- Les coopérations franco-écossaises — culture, éducation, économie — qui traduisent un attachement fort aux liens entre les deux pays.
- L’enseignement en français (FLAM) — plusieurs parents soulignent l’insuffisance des horaires et des lieux, notamment hors d’Édimbourg.
- L’isolement et le manque de réseau — ressenti en particulier dans les zones rurales et les villes secondaires.
Ce que vous attendez de vos conseillers
Trois attentes dominent nettement :
1. Une information claire et régulière. C’est la priorité la plus citée. Vous souhaitez être tenu·es au courant — des décisions du conseil consulaire, des changements administratifs, des droits qui vous concernent — sans avoir à chercher vous-mêmes.
2. La défense de vos intérêts auprès des autorités françaises. Être représenté·es, avoir des interlocuteurs qui connaissent les dossiers et peuvent peser sur les décisions — à Paris comme à Londres.
3. La disponibilité et l’écoute. Un accès humain, direct, qui ne se limite pas aux grandes villes ni aux seules périodes électorales.
D’autres attentes reviennent fréquemment : la transparence sur les actions et décisions des élu·es, le travail au-delà des clivages partisans, et le soutien aux initiatives locales.
Ce que vous souhaitez voir améliorer
Les réponses libres sont riches et précises. Quelques extraits représentatifs :
« Un réseau qui s’intéresse à plus qu’aux citoyens vivant sur Édimbourg ou Glasgow »
« La mise en place d’un conseiller avec des tournées trimestrielles dans les Highlands »
« Des informations claires sur la double nationalité des enfants, les A/R France-Écosse et le passage à la douane »
« L’accès à l’information dans les moments difficiles » (avec une référence explicite à la période Covid)
« Communication en dehors des périodes électorales »
Ces remarques pointent toutes dans la même direction : un besoin de continuité, de proximité, et d’utilité concrète au quotidien.
Sur la représentation et le droit de vote
Une part significative des répondant·es se déclare insuffisamment informée sur ses droits de représentation — qui vote, pour quoi, comment. Plusieurs personnes ont découvert à l’occasion du questionnaire qu’elles avaient le droit de vote aux élections au Parlement écossais en tant que citoyen·nes européen·nes résidant en Écosse. C’est un droit souvent méconnu, qui concerne pourtant l’ensemble des Français·es établi·es en Écosse.
La suite
Ces résultats alimentent directement nos propositions pour les élections consulaires du 31 mai 2026 et dans les prochains mois et années. Ils confirment aussi la nécessité d’un engagement continu — avant, pendant et après l’élection — pour répondre aux besoins que vous avez exprimés.
Le questionnaire reste ouvert. Toutes les réponses seront prises en compte.
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